Espace de libertés · le magazine du Centre d'Action Laïque

La tartine

Donner d’autres armes aux garçons

Catherine Haxhe · Journaliste
Avec Vinciane Colson · Journaliste et coordinatrice « Libres, ensemble »

L’influenceur masculiniste américano-britannique Andrew Tate et son frère Tristan ont été arrêtés le 18 juillet 2026 à Miami à la demande du Royaume-Uni qui réclame leur extradition pour viols présumés. Pourtant leurs partisans continuent à les soutenir et dénoncent le complot du « système » ou de la « matrice » pour faire taire des hommes qui « disent la vérité ». Leurs ennuis avec la justice renforceraient même l’image de ces rebelles combattant les règles de la société moderne. C’est que le masculinisme considère toujours l’égalité hommes-femmes comme une menace pour la société, remettant en valeur le modèle d’avant, un modèle que les masculinistes estiment incontestable, celui du père-chef de famille. Comment donner aux jeunes les moyens de résister au chant des sirènes masculinistes ?

Photo © Sergey Novikov/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

« Ce qui est en crise, ce n’est pas le fait d’être un homme. C’est l’idée que les hommes devraient dominer », avance Nesrine Slaoui, journaliste, autrice et réalisatrice française. Le phénomène n’est bien évidemment pas nouveau mais « depuis les années 2010, cette logique s’est adaptée à l’ère numérique », poursuit-elle. Développement personnel, culte du corps, séduction comme compétition, cyberharcèlement, menaces ou parfois même passage à l’acte… Pour les masculinistes la blue pill1 représentant la naïveté ou l’illusion romantique, ne passe plus. Ils ne jurent que par la red pill2, celle qui permettrait de « voir la réalité telle qu’elle est » (en référence au film Matrix). « Les influenceurs masculinistes proposent un ennemi commun, les femmes, et des solutions faciles à des problèmes complexes », ajoute la journaliste. Et cela marche : « Le masculinisme détruit les relations entre les femmes et les hommes. Il abîme l’estime de soi des garçons. Il enferme les filles dans des rôles de soumission. Il remplace l’égalité par la méfiance. Et dans des formes les plus radicales, il met en danger la société ».

Des recherches ont montré que la bascule de certains hommes dans cette manosphère se fait lors d’un moment de détresse personnelle : sentiment de décalage, déclassement social, perte de travail, rupture amoureuse. Que dire alors du trouble que traverse tout adolescent plus fragile que jamais ? Ne faudrait-il dès lors pas prendre le problème à partir de cette racine et donner des armes aux jeunes garçons ?

La parole comme arme

C’est tout le travail qu’a décidé d’effectuer Parole d’enfants, une association qui œuvre depuis près de trente ans pour l’enfance en danger et propose congrès et formations pour les professionnels de la relation d’aide à Paris et à Liège. Son dernier colloque, organisé à Liège en juin 2026, visait à comprendre pourquoi une majorité de femmes, de personnes s’écartant de la masculinité traditionnelle et d’enfants sont victimes des hommes agresseurs. Il s’agissait de mieux comprendre pour ensuite mieux s’armer de solutions dès le plus jeune âge. Car sur le terrain, au quotidien, les intervenants psychosociaux qui viennent en aide aux familles en difficulté constatent que la violence est présente dans de nombreuses situations.

« Et cette violence, elle est majoritairement le fait d’hommes », déclare Catherine Denis, psychologue, thérapeute familiale et directrice de Parole d’enfants : « Les hommes sont auteurs de violences sexuelles, de violences conjugales, de féminicides, de pratiques autoritaires sur les enfants, et ce, de façon massive, en laissant des traumatismes importants sur les enfants qui deviennent ensuite des adultes. En partant de ce constat, qu’on ne peut plus ignorer, nous avons décidé de nous intéresser à cette question pour étudier ce qui pourrait limiter la violence masculine. Ce qui nous a sauté aux yeux, c’est notamment le fait que les garçons ne sont pas exempts de différentes souffrances qui leur sont imposées par le modèle de domination masculine et de virilisme.

Et que nous avons peut-être trop tendance à les voir déjà comme de futurs auteurs, de futures personnes violentes, alors que les enfants très jeunes sont avant tout victimes de violences, les garçons aussi. Ne pas leur mettre la casquette d’auteurs de violences avant même que leur vie démarre est une première chose essentielle. Nous avons invité à ce colloque Olivia Gazalé, philosophe, qui montre clairement dans son livre Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes 3 que le virilisme s’acquiert au prix de souffrances immenses chez les enfants. Endurcissement du corps, endurcissement de l’âme, amputation des émotions, tout cela au prix de sacrifices très importants. Cela nous a paru une évidence qu’il fallait aussi pouvoir s’intéresser à eux. »

Ce qu’évoque Catherine Denis nous rappelle cette fameuse injonction « tu seras un homme, mon fils », terriblement poétique sous la plume d’un Rudyard Kipling mais très ancrée dans des violences considérées comme importantes pour devenir cet homme canonique, celui auquel les garçons sont censés vouloir ressembler. Oui, les petits garçons sont aussi victimes du virilisme. 

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« Si tu peux être fort… lutter et te défendre… tu seras un homme, mon fils. » Le mythe de la virilité transmis pendant l’enfance constitue en piège tant pour les filles que pour les garçons. © Phovoir/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

« Ceux qui vont devenir des hommes virils et ceux qui n’y arriveront pas, les deux catégories vont avoir des difficultés, poursuit-elle. C’est une première donnée importante pour nous. La seconde, c’est que quand on va un peu chercher dans les parcours des auteurs de violences, on se rend compte qu’ils sont jalonnés de brutalités subies. On ne devient pas un homme violent pour le plaisir de dominer les autres, cela vient aussi s’enraciner dans un tas de violences subies. Que devrait-on faire, nous professionnels, pour que ces hommes ne deviennent pas violents ? Pour que tous ceux qui sont passés par un parcours de victimisation ne le répètent pas. Manifestement, la société a échoué dans son devoir de les protéger. Nous devons essayer justement de débloquer ce qui n’a pas fonctionné. Le pari, c’est : le plus tôt sera le mieux. Mais on sait que c’est aussi une construction sociale et ce n’est pas simple de changer une société, il faut plusieurs générations ».

Mythes et légendes du viriarcat

Comme l’évoque Catherine Denis, les travaux de la philosophe Olivia Gazalé sur la performance imposée montrent combien la virilité n’est pas un attribut biologique naturel, mais une construction sociale. « On ne naît pas homme, on le devient », pourrait-on dire en écho à la formule célèbre de Simone de Beauvoir concernant les femmes. L’autrice privilégie le terme de « viriarcat » à celui de « patriarcat », car la domination sociale s’est historiquement fondée sur le pouvoir du mâle viril (le vir en latin), qu’il soit père ou non. Et si les mouvements masculinistes contemporains affirment que l’émancipation des femmes aurait déstabilisé les hommes et créé une « crise de la masculinité », Olivia Gazalé démontre au contraire que la virilité a toujours été un idéal fragile et en crise depuis l’Antiquité, précisément parce qu’il s’agit d’une norme inatteignable. Si le système viriarcal a donné aux hommes le pouvoir social sur les femmes, il les a enfermés dans un rôle rigide. Le discours masculiniste se trompe de cible en accusant le féminisme : ce n’est pas la libération des femmes qui fait souffrir les hommes, mais l’injonction virile elle-même. « La virilité s’est construite historiquement par opposition à la féminité. Être un homme viril, c’est avant tout démontrer en permanence que l’on n’est ni une femme ni un être efféminé. C’est une performance épuisante, dit la philosophe, la virilité impose une suite d’injonctions : force physique, courage stoïque, invulnérabilité et puissance sexuelle. L’homme est constamment sommé de prouver son appartenance au groupe des “vrais hommes” ».

Pour les nouvelles générations de garçons et de jeunes adultes, le poids du mythe de la virilité et du discours masculiniste entraîne plusieurs conséquences directes comme la mutilation émotionnelle et psychique. Dès l’enfance, les garçons reçoivent l’ordre de refouler leurs émotions (« un garçon ne pleure pas »). Ce déni de la vulnérabilité ampute les jeunes hommes d’une partie de leur vie affective, favorisant l’anxiété, la dépression et l’isolement relationnel. 

« Mais arrête de sangloter, arrête de te répandre », chantait Jacques Brel. On sait aujourd’hui que le refoulement émotif longtemps imposé aux garçons fait des ravages. © Seventy Four/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

Mais il y a aussi le risque de violence envers soi et les autres. L’injonction à la domination et au refoulement émotif conduit souvent à ce que les souffrances s’expriment sous forme de comportements à risque, d’agressivité ou de violence. Olivia Gazalé rappelle, tout comme Catherine Denis, que les hommes restent historiquement les premières victimes de la violence virile (accidents, bagarres, suicides). Face au recul des repères traditionnels, elle met aussi en garde : « Certains jeunes hommes se réfugient dans la rhétorique viriliste ou masculiniste qui leur promet de retrouver une “puissance perdue”. Cela crée une défiance vis-à-vis des femmes et alimente la guerre des sexes. En outre, en réduisant la sexualité à une logique de performance et de conquête, la virilité empêche les jeunes hommes de vivre des relations équilibrées et apaisées avec l’autre sexe ». Ainsi, l’éducation viriliste les somme de se conformer à des normes souvent destructrices et discriminatoires dont les conséquences psychologiques sont douloureuses et les coûts sociaux très lourds. 

D’autres modèles pour d’autres identités masculines

Pour s’affranchir de tout cela, il conviendrait de réfléchir à des modèles éducatifs alternatifs, plus ouverts et respectueux de la diversité des identités masculines. C’est ce que tente de faire la sociologue française Christine Castelain Meunier, à l’origine d’un certain nombre de mesures qui contribuent à prendre acte et à mieux accompagner la mutation à laquelle nous assistons, dans le domaine du masculin, du féminin, de l’enfant et de la famille 4. Elle intervient notamment dans de nombreux établissements scolaires auprès de parents, d’enseignants et de responsables éducatifs afin d’échanger sur les situations, les difficultés, les angoisses éducatives, l’éducation des garçons, mais aussi pour partager des compétences et des ressources et tendre vers une éducation à la joie de vivre.

« Depuis de nombreuses années, commente la sociologue, je me penche sur ces questions : comment libérer les garçons d’un idéal viril obsolète, de stéréotypes de genre que l’on reproduit alors qu’on les dénonce ? Par où commencer pour en faire des citoyens courageux, créatifs, respectueux, responsables, sensibles et humains ? Pour encourager les garçons comme les filles à déployer avant tout leur force vitale, leur désir ardent de vivre ? Alors même que les garçons réussissent moins bien à l’école que les filles, qu’ils sont plus souvent et plus sévèrement punis que les filles. Ce qui s’avère complexe pour les jeunes garçons, c’est qu’ils sont sujets à des injonctions paradoxales. À la fois, il faut qu’ils soient virils, qu’ils montrent qu’ils sont des hommes et en même temps, il faut qu’ils soient partie prenante de la culture égalitaire. Ce qui crée des tensions et des difficultés d’identification que la société et l’école doivent véritablement prendre en considération ».

Pas de jaloux   : le masculinisme, c’est pour tout le monde

Selon le dernier « Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France » par le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes5, le masculinisme progresserait dans toutes les couches de la société. On y apprend aussi que 23 % des hommes de plus de 15 ans adhèrent au « sexisme hostile », défini comme « un sexisme violent qui se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes ». Chez les 15-24 ans, le baromètre du sexisme indique que l’écart de genre s’est encore creusé : 81 % des femmes de 15 à 24 ans considèrent qu’il est « désavantageux d’être une femme dans la société actuelle » contre 57 % des hommes du même âge. Tandis que 23 % des hommes de 15 à 24 ans pensent qu’il est désavantageux d’être un homme, contre 10 % des femmes du même âge. 

Les hommes aussi ont leurs carcans. Balayer devant leur porte semble une première étape incontournable pour tomber le virilisme. © Roman Samborskyi/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

Remplacer le mythe de la virilité, mais par quoi ?

Pour Olivia Gazalé, le féminisme n’est pas l’ennemi des hommes mais un humanisme bénéfique aux deux sexes. De la même façon que les femmes se sont affranchies des stéréotypes de genre, les hommes ont tout à gagner à déconstruire le mythe de la virilité. Il ne s’agit pas d’effacer les identités masculines mais de les libérer des carcans restrictifs pour permettre aux jeunes hommes d’exprimer toute la diversité et la richesse de leur personnalité sans crainte de déchéance sociale.

L’association Parole d’enfants a été créée à cette fin : pouvoir entendre ce que les enfants ont à nous dire, célébrer leur intelligence, leur sensibilité, leur sens de la justice et de l’éthique, très présents mais souvent éteints par l’éducation. Les « paroles d’enfants » permettent aussi de remettre en cause la posture de l’adulte : « Chaque fois qu’on écrase, chaque fois qu’on humilie, chaque fois qu’on n’écoute pas, chaque fois qu’on invisibilise un enfant, on tire des conclusions sur le monde dans lequel il vit et on tente d’adapter des stratégies pour y survivre », déplore Catherine Denis.

Le bâton de parole n’est pas pour autant facile à saisir. Lorsque dans une classe, le Dr Kpote, animateur d’ateliers d’ÉVRAS en France, demande aux élèves : « À votre avis, qu’avons-nous à gagner d’une éducation plus féministe qui tendrait vers plus d’égalité ? », c’est le silence. Pour libérer la parole, il a pris le pli de lancer des pistes : « Moins de pression ? Moins de violence dans les relations entre les hommes et les femmes ? Se reconnecter à ses émotions pour partager plus de choses ? » À partir de là, les jeunes commencent à donner leur avis. L’animateur met le doigt sur un élément important : « N’oublions pas qu’ils sont à des âges où on leur demande de se déconstruire alors qu’ils sont en pleine construction, avec tout le transgénérationnel derrière eux. On voudrait, en une génération seulement, un changement fondamental de société, mais cela prendra beaucoup plus de temps. Et pourtant, je le vois bien : il y a urgence. » Il conclut avec humour : « Plutôt que d’ouvrir tous ces clubs de boxe ou de MMA, offrons donc aux garçons des salles de curling, ça leur apprendrait au moins à balayer ! »

Non, tu n’es pas obligé… de faire le BBQ !


« Protégez vos filles, éduquez vos fils ! » Un beau slogan que Didier Valentin relativise pourtant : non, ce n’est pas si simple ! Qui est Didier Valentin ? Le Dr Kpote, bien sûr ! Auteur de Génération Q, Pubère la vie et dernièrement Tu n’es pas obligé6, il est aussi et surtout animateur français de prévention sur la vie affective, relationnelle et sexuelle en collèges et lycées. Depuis plus de vingt ans, il travaille avec des adolescent·es en région parisienne. « Au début, je distribuais des préservatifs dans les classes, raconte le Dr Kpote. D’où mon nom, trouvé par les jeunes. J’ai démarré sur une prévention plutôt hygiéniste autour du sida, des infections sexuellement transmissibles et de la contraception. Nous étions moins préoccupés par l’état de la relation et les rapports de domination qui pouvaient s’installer et aller jusqu’au rapport sexuel subi et non consenti. Mais en vingt ans, ce qui a fondamentalement modifié le paysage, c’est le numérique : c’est un vrai changement dans les relations, dans la manière de communiquer, dans l’amplification des phénomènes, sans même parler des influenceurs du Web. Je ne sais pas si les jeunes en sont complètement conscients, mais en ce moment, j’ai la sensation que ça relationne beaucoup moins entre les filles et les garçons. Quand je rentre dans les classes, je remarque qu’il y a vraiment une séparation : groupe des filles d’un côté, groupe des garçons de l’autre, à tous les âges. Alors je tente de recréer du lien. Avec des Post-its, je leur demande de se déplacer dans la classe, de venir les coller sur les inconvénients et les avantages d’être une fille ou d’être un garçon.

« Ils se croisent dans l’espace, ils sont amenés à lire les Post-its des autres, cela crée déjà des interactions. Ensuite, je leur demande de faire preuve d’empathie et d’essayer de comprendre ce qui s’est joué. Souvent, les garçons sont choqués par le nombre de Post-its “inconvénients” déposés par les filles. Car oui, chez les filles, il y a beaucoup plus de Post-its sur les inconvénients et chez les garçons beaucoup plus de Post-its sur les avantages. Pourtant les garçons n’intègrent pas immédiatement l’idée que les inconvénients d’être une fille viennent de leurs attitudes à eux. L’objectif de mes animations, c’est donc de les amener à s’interroger. Et en s’interrogeant, ils prennent parfois la mesure du peu de gain que la masculinité performative leur apportera. Je leur rappelle aussi un tas d’injonctions dont ils peuvent s’affranchir : tu n’es pas obligé de parler avec les poings, tu n’es pas obligé de faire comme si l’espace public t’appartenait, tu n’es pas obligé de toujours contrôler tes émotions, tu n’es pas obligé de vouloir contrôler la vie des filles, tu n’es pas obligé de cautionner la culture du viol ou de craindre le féminisme, comme tu n’es pas obligé de t’occuper du BBQ une bière à la main ! Pour les filles, c’est différent, les injonctions leur pèsent : elles désirent s’en débarrasser, les dépasser pour pouvoir évoluer dans un vrai monde égalitaire et exister sans pression et sans oppression. Mais pour les garçons, c’est plus compliqué car ils retirent des privilèges de ces injonctions. L’enjeu est de leur faire comprendre que c’est un écran de fumée, que ces bénéfices leur coûtent aussi, une fois que la fumée se dissipe un peu. »

  1. La blue pill (pilule bleue) désigne un choix d’ignorance confortable, utilisant le surnom populaire du médicament Viagra. ↩︎
  2. Le terme « red pill » (pilule rouge) désigne le choix de découvrir une vérité brutale sur le monde plutôt que de rester dans l’illusion.  ↩︎
  3. Olivia Gazalé, Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes, Paris, Pocket, coll. « Agora Philosophie », 2019, 528 p. ↩︎
  4. Notamment l’allongement du congé de paternité en France. ↩︎
  5. Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, « Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France. La menace masculiniste », janvier 2026. ↩︎
  6. Dr Kpote et Alex Ruch, Tu n’es pas obligé, Paris, La ville brûle, coll. « Jamais trop tôt », 2026, 112 p. ↩︎

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