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La tartine

« Crise de la masculinité » : le lion qui se mord la queue

Lucie Barridez · Déléguée « Étude & Stratégie » au CAL/COM

Depuis #MeToo, un même refrain tourne en boucle : les hommes souffrent, car ils sont déboussolés, empêchés de séduire et menacés par un féminisme devenu tout-puissant. Mais cette « crise de la masculinité » n’a rien de neuf. De la Rome antique à nos jours, elle ressurgit chaque fois que les femmes contestent l’ordre patriarcal établi. Moins qu’un véritable malaise social, cette pseudo-crise raconte surtout une vieille histoire : celle d’un antiféminisme qui transforme les dominants en victimes et les avancées pour les droits des femmes en menaces.

Photo © Fabian Irwin/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

« De nos jours, on ne peut plus draguer une femme sans risquer d’être accusé de harcèlement sexuel » ; « Depuis #MeToo, c’est dangereux pour un homme de monter seul dans un ascenseur avec une femme » ; « Au XXIe siècle, il est bien plus difficile d’être un homme qu’une femme ».Ces phrases, devenues familières, sont largement répandues dans la sphère masculiniste. Toutes véhiculent l’idée que la masculinité serait aujourd’hui en crise, sous l’effet de la progression des avancées féministes et en particulier depuis le mouvement #MeToo. Selon cette lecture, il aurait suffi d’un simple hashtag pour ébranler la confiance en soi des hommes, désormais en perte de repères et incapables de savoir comment se comporter avec des femmes dépeintes comme de plus en plus radicalisées, intolérantes et hostiles à toute tentative de séduction. 

On voit déjà la problématique évidente derrière cette interprétation : la caricature de #MeToo en critique sévère de la séduction, là où ce mouvement a permis de rendre visibles et de dénoncer des délits et crimes bien réels, comme le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles et le viol. Mais un autre problème consiste à faire de la « crise de la masculinité » une conséquence directe de #MeToo et l’une des principales causes de la montée actuelle du masculinisme. Selon cette interprétation, ce qu’on appelle la quatrième vague du féminisme aurait provoqué une transformation si soudaine des rapports entre hommes et femmes que l’essor du masculinisme apparaîtrait comme une réaction presque ordinaire et spontanée à ces bouleversements. Fragilisés, certains hommes seraient devenus des proies faciles pour les leaders masculinistes, qui, capitalisant sur leur souffrance et leur quête d’identité, parviennent à les endoctriner dans le but d’accroître la puissance de leurs mouvements et de contrecarrer l’influence des discours féministes.

Et si cette « crise de la masculinité » n’avait rien de nouveau ? Si elle constituait plutôt un vieux refrain, réactivé chaque fois que les avancées féministes viennent ébranler l’ordre patriarcal ? Et si, loin de décrire un réel malaise, cette rhétorique servait surtout à inverser les rôles, à transformer les progrès des droits des femmes en menaces, et à fabriquer de toute pièce un sentiment de déclassement auprès des hommes ?

#MeToo : la révolution contre les violences sexuelles

Avant de revenir sur les interprétations masculinistes et antiféministes de #MeToo, rappelons-en le contexte. Ce mouvement a été lancé en 2006 par la militante Tarana Burke pour aider les victimes de violences sexuelles, notamment les femmes et les filles noires, ainsi que les jeunes femmes issues de milieux défavorisés, à libérer leur parole et à soulager leurs traumatismes. En 2017, suite aux nombreuses allégations d’agressions sexuelles commises par le producteur américain Harvey Weinstein, le mouvement a pris une ampleur considérable sur les réseaux sociaux. C’est l’actrice Alyssa Milano, connue pour son rôle dans la série à succès Madame est servie, qui donne le coup d’envoi en tweetant : « Si toutes les femmes ayant subi du harcèlement ou des agressions sexuelles écrivaient “Moi aussi”, cela permettrait de prendre conscience de l’ampleur du problème ». Et de fait, en quelques heures à peine le #MeToo s’est hissé en tête des sujets les plus discutés sur le réseau social X – Twitter à l’époque – avec plus de 27 000 réponses.

Révélant au grand jour l’ampleur du phénomène des violences sexuelles, le mouvement #MeToo n’a pas tardé à essuyer son lot de critiques. © Sundry Photography/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

La multiplication des témoignages a provoqué un véritable sursaut collectif : loin d’être des expériences traumatiques individuelles, les violences sexuelles sont désormais comprises comme un problème systémique auquel il faut apporter une réponse politique. En Belgique et en France, c’est notamment grâce à cette influence que la définition du viol dans le Code pénal a été modifiée pour élargir l’absence de consentementà d’autres cas que ceux liés aux « violences, contraintes, menaces et surprises ». Précisément parce que #MeToo a démystifié la seule idée du viol comme se limitant à des cas d’agressions de femmes par des inconnus dans une ruelle sombre. Le viol recouvre aussi des situations plus subtiles qui témoignent de pressions, de manipulations et de détournements du consentement des victimes. Dans le cas de l’affaire Weinstein, ce sont notamment des actrices qui ont été agressées et violées, parfois sous l’effet de substances psychotropes et, dans tous les cas, sous peine de voir leur carrière détruite au moindre cri d’alarme, compte tenu de l’influence du producteur.

«  On ne peut plus draguer  »  : panique morale chez les mascus  !

Mais #MeToo,c’est aussi une déferlante de critiques. Aussitôt que les témoignages des victimes ont afflué, de nombreuses personnes ont cherché à les décrédibiliser en prétextant une exagération des faits. Certains ont requalifié ces cas explicites d’agressions et de harcèlement sexuels comme de la drague lourde et maladroite. D’autres ont réagi en recyclant le fameux « on ne peut plus rien dire » en « on ne peut plus draguer ». Et comme toujours, beaucoup ont accusé les victimes de mentir et de chercher à tirer un avantage de ces accusations.

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Il aurait suffi d’un simple hashtag pour ébranler la confiance en soi des hommes, menacés par un prétendu nouvel ordre social. © People Images/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

Ces critiques, d’abord massivement relayées sur les réseaux sociaux, ont ouvert un boulevard aux mouvements masculinistes et d’extrême droite pour appuyer leurs thèses contre l’égalité des genres. Sur sa chaînede vidéos, Alain Soral, idéologue d’extrême droite, connu pour ses positions masculinistes et antisémites, présente #MeToo et son équivalent francophone #BalanceTonPorc comme une « hystérie féministe »1. Selon lui, ces mouvements chercheraient surtout à priver les hommes de leur « pouvoir de séduction » et à « castrer » leur désir. D’après sa vision conspirationniste, l’objectif réel de #MeToo serait la destruction de l’identité du « mâle blanc hétérosexuel » qu’il décrit comme progressivement privé de son rôle et de son pouvoir au profit des femmes. Son discours épouse pleinement la rhétorique de la « crise de la masculinité », en faisant des hommes les « réelles victimes » de l’affaire #MeToo dont il retourne le message et l’objectif contre les femmes.

Cette rhétorique ne restera pas confinée à l’extrême droite et à la sphère masculiniste. En janvier 2018, une tribune désormais célèbre sur « la liberté d’importuner » est publiée dans le journal Le Monde. Portée par un collectif de cent femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, elle établit une vive critique de #MeToo en reprenant à son compte le discours sur la « victimisation des hommes ». Esquivant très rapidement la problématique des violences sexuelles que subissent les femmes, les signataires s’empressent de défendre la « cause masculine » en accusant une « justice expéditive qui a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser [… ] »2. La critique ira même jusqu’à imputer #MeToo de faire le nid du « puritanisme » et les féministes de propager une « haine des hommes et de la sexualité ».

Fabriquer la menace féministe

Ces discours ont ceci en commun qu’ils transforment les revendications féministes en menaces et les hommes en victimes d’un soi-disant nouvel ordre social. À partir de là sont reconnues comme nécessaires et légitimes des revendications de défense des hommes contre une société devenue hostile au masculin et à la virilité, mais aussi aux rapports sociaux entre les hommes et les femmes dont font partie la séduction et la sexualité. Certains allant jusqu’à affirmer que l’essor du masculinisme n’est qu’un normal retour de bâton à l’égard d’un féminisme qui serait allé beaucoup trop loin. Voilà en quoi consiste la stratégie derrière le mythe de la « crise de masculinité » : décrédibiliser le féminisme, mais aussi normaliser et banaliser les offensives contre toute progression des droits des femmes. Ces discours retiennent notre attention car ils circulent aujourd’hui largement et rapidement sur les réseaux sociaux. Mais les idées qu’ils véhiculent n’ont rien d’inédit et leur mobilisation réactive n’est pas spécifique à #MeToo ; elles sont en réalité beaucoup plus anciennes et existent depuis les toutes premières revendications en faveur des droits des femmes.

Des hommes perpétuellement en crise

Les travaux de chercheuses et chercheurs comme l’historienne française Christine Bard, la sociologue québécoise Mélissa Blais et le politologue franco-canadien Francis Dupuis-Déri révèlent qu’en Occident, les hommes se prétendent en crise depuis des millénaires. Fait plus intéressant encore et qui ne relève pas de la simple coïncidence : ce mythe est réactivé chaque fois que les femmes remettent un tant soit un peu en cause les normes patriarcales3.

Dans son ouvrage La crise de la masculinité. Autopsie d’un mythe tenace4, Francis Dupuis-Déri, nous livre une pléthore d’exemples. Déjà, à la Rome antique, une mobilisation des femmes contre une loi leur interdisant de conduire des chars provoque une levée de bouclier auprès de la gent masculine. Caton L’Ancien, homme politique et écrivain de l’époque, prétend que les femmes romaines seraient devenues trop puissantes, ce qui menace l’indépendance des hommes, jusqu’à les ridiculiser et les fouler aux pieds. Pourtant, comme le rappelle Francis Dupuis-Déri, les femmes romaines restaient légalement sous l’autorité du chef de famille : elles étaient donc dépourvues de toute autonomie juridique et ne pouvaient exercer aucune responsabilité publique.

Chaque fois que les femmes ont remis en cause les normes patriarcales, comme ce fut le cas dans la Rome antique, le mythe de la « crise de la masculinité » a ressurgi. © Cris Foto/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

Au Moyen-Âge, contrairement aux idées reçues, les femmes sont plus nombreuses à exercer des pouvoirs politiques, à être propriétaires, à exercer des professions salariées, etc. Mais à une période communément appelée la Renaissance, l’ordre patriarcal se renforce sous l’influence de l’Église. Celui-ci se fonde sur une distinction et une hiérarchisation plus marquée entre les sexes. Les femmes sont accusées de ne pas respecter le rôle qui leur a été confié par Dieu : mettre au monde et élever des enfants. Ce faisant, elles porteraient atteinte aux hommes en voulant se comporter comme eux, les dépossédant ainsi de leurs missions divines. Le recours au mythe de la « crise de la masculinité » s’accompagne de discours profondément misogynes accusant les femmes d’être des « tentatrices du diable » et taxant de sorcellerie celles qui tentent de s’opposer au pouvoir patriarcal et au recul de leurs libertés.

Au XVIIIe siècle, à l’époque des Lumières, alors que les femmes sont de plus en plus reconnues dans le domaine des arts et de la culture et que leur pouvoir d’influence grandit au sein des salons littéraires, le philosophe Jean-Jacques Rousseau panique. Il voit dans cette progression une stratégie des femmes pour imposer leurs goûts et leurs valeurs par le biais de la culture, et ce, afin de féminiser les hommes – sous-entendu de les affaiblir. Dans sa Lettre à d’Alembert sur les spectacles, il écrit : « Ce sexe plus faible, hors d’état de prendre notre manière de vivre trop pénible pour lui, nous force de prendre la sienne trop molle pour nous, et ne voulant plus souffrir de séparation, faute de pouvoir se rendre hommes, les femmes nous rendent femmes »5. À nouveau, les hommes « menacés » par les femmes tentent par tous les moyens de les remettre dans l’ombre.

La Révolution française n’échappera pas non plus aux cris du cœur des hommes sur une prétendue mise en danger de la masculinité. Dans le camp révolutionnaire, les discours dépeignent une cour où les hommes sont efféminés, soi-disant tenus en laisse par des femmes que l’on soupçonne volontiers d’être lesbiennes. Au centre de cette mise en scène, la Reine Marie-Antoinette, perçue comme une manipulatrice, gouvernant à sa guise un roi lui-même accusé d’avoir perdu sa virilité. Dans le camp monarchiste, le procès est le même : les républicaines sont accusées de « porter la culotte » et de s’emparer du bonnet phrygien. Une dénonciation que les hommes de la République finiront eux aussi par reprendre, comme si l’émancipation des femmes menaçait soudain l’ordre du monde. Le paradoxe est pourtant flagrant.

Tandis que les discours agitent le spectre d’hommes dominés par les femmes, le patriarcat, lui, ne vacille pas : il se durcit. Les hommes renforcent leurs privilèges, verrouillent l’accès des femmes à la vie politique et resserrent leur contrôle sur leurs corps comme sur leur présence dans l’espace public. Exclues du champ de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, les femmes auront, pendant plusieurs centaines d’années, l’interdiction de voter, d’être élues, de porter les armes, de percevoir leur propre salaire, etc. La lutte contre une prétendue prise de pouvoir des femmes sur les hommes sert donc surtout à justifier leur mise au pas. Ces exemples illustrent de façon flagrante que le mythe de la « crise de la masculinité » ne surgit pas quand les hommes vont mal ; il réapparaît dès qu’il y a une ouverture en faveur de l’émancipation des femmes, pour la refermer aussitôt.

Le masculinisme ou l’art d’inverser les rôles

Qu’ils datent d’hier ou d’aujourd’hui, les discours hostiles aux femmes et à leurs droits servent à préserver, voire à renforcer, l’ordre patriarcal. Ils ont toujours existé et sont à présent largement interprétés comme appartenant aux mouvements masculinistes. Conceptualisé par la philosophe féministe française Michèle Le Doeuff pour désigner une idéologie androcentrique, le terme « masculinisme » est désormais revendiqué par des groupes d’hommes eux-mêmes pour appeler à la lutte contre une « tyrannie » des femmes et du féminisme en particulier.

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Selon le Mouvement pour les droits des pères, les hommes seraient discriminés en raison de leur genre. © Bangoland/Shutterstock · Création graphique : Martin Deneys

Les masculinistes de notre époque partent du postulat que l’égalité est déjà atteinte et que le féminisme n’a donc plus aucune raison d’être. Mais tout comme leurs prédécesseurs, leurs discours ne s’arrêtent pas là. Ils brossent une société pseudo-efféminée, matriarcale, voire carrément misandre, dans laquelle ce sont les hommes qui seraient maintenant discriminés en raison de leur genre. C’est notamment le discours porté par le Mouvement pour les droits des pères qui dénoncent un système judiciaire discriminant soi-disant les hommes dans l’octroi de la garde des enfants après un divorce. Sauf que non seulement ce discours est faux : les juges entérinent le plus souvent les choix des parents, et rien ne démontre que lorsqu’ils écartent les hommes, c’est en raison de leur genre. Mais ils occultent aussi les inégalités persistantes dans la parentalité : les femmes assument encore l’essentiel du travail éducatif, ce qui explique qu’elles restent plus souvent le parent principal après une séparation. À nouveau, la rhétorique victimaire de l’homme en souffrance vient gommer les inégalités réelles et sert de prétexte pour entraver l’émancipation des femmes – ici en l’occurrence le droit au divorce.

#MeToo n’échappe pas à cette mécanique bien rodée. Là encore, la stratégie masculiniste victimaire renverse les rôles : celles qui dénoncent les violences deviennent les accusées, tandis que les hommes se trouvent persécutés par un féminisme devenu prétendument tout-puissant. Pourtant, comme l’histoire le démontre, le mouvement #MeToo n’est pas plus à l’origine d’une nouvelle guerre des sexes qu’il n’est responsable d’une recrudescence du masculinisme. Il a surtout levé le voile sur la manière dont l’ordre patriarcal perpétue la domination et les violences sexuelles à l’encontre des femmes. Au cours de leur vie, 42 % d’entre elles subissent une forme de violence sexuelle avec contact physique : abus sexuel, viol, etc. Et près de quatre femmes sur cinq sont victimes de violences sexuelles sans contact physique ; harcèlement sexuels, violences sexuelles numériques, etc. Surtout, leurs agresseurs sont des hommes ou des garçons dans 97 % des cas6. Face à de tels chiffres, présenter #MeToo comme une chasse aux hommes permet surtout d’éviter la véritable question : celle d’un système qui protège encore trop souvent les agresseurs et demande aux victimes de se taire.

L’autoréalisation d’une prophétie 

Ainsi, le masculinisme se réactive et agite l’épouvantail de la « crise de la masculinité » chaque fois que la domination masculine cesse d’aller de soi. Et si on a l’impression que cette crise est un phénomène inédit, c’est surtout parce que la vague réactionnaire est chaque fois parvenue à effacer les combats féministes et à maintenir le système patriarcal tel qu’il est. Et même à le fortifier. Mais c’est aussi parce que les discours masculinistes se propagent plus massivement et rapidement, étant donné l’accélération de nos technologies et modes de communication. À force de répéter que les hommes seraient dévalorisés, désorientés ou persécutés, ils finissent par produire le malaise qu’ils prétendent seulement constater. La « crise de la masculinité » devient alors une prophétie autoréalisatrice : le récit masculiniste nourrit le sentiment de déclassement sur lequel il s’appuie ensuite pour prospérer. Un sondage mené par l’association de lutte contre le SIDA Sidaction révèle ainsi que 52 % des hommes âgés de 12 à 59 ans estiment que la société s’acharne sur eux. Dès lors, la question mérite d’être retournée : et si la montée de ces discours était moins la conséquence de cette pseudo-crise que l’une de ses causes ?

  1. Alain Soral, « Hystérie féministe et nouvelle définition du viol : Alain Soral a toujours raison ! », mis en ligne sur egaliteetreconciliation.fr, 27 février 2021. ↩︎
  2. Collectif, « Catherine Deneuve : “Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle” », mis en ligne sur lemonde.fr, 9 janvier 2018. ↩︎
  3. Francis Dupuis-Déri, « Le discours de la « crise de la masculinité » comme refus de l’égalité entre les sexes : histoire d’une rhétorique antiféministe », dans Cahiers du genre, n° 52, no 1 (2012), pp. 119‑43. ↩︎
  4. Id., La crise de la masculinité : autopsie d’un mythe tenace, Montréal, Les éditions du remue-ménage, coll. « Observatoire de l’antiféminisme », 2018. ↩︎
  5. Jean-Jacques Rousseau, Lettre à d’Alembert, dans Collection complète des œuvres, Genève, 1780-1789, vol. 6, in-4°. 6 (s. d.). ↩︎
  6. « Chiffres clés | Violences faites aux femmes », mis en ligne sur stop-violences-femmes.be. ↩︎